À toi mon blogue ou La culpabilité – Partie 1

Salut mon blogue !

Pensais-tu que je t’avais abandonné ? Oublié ? Rejeté ? Ça fait plus de trois mois que je ne t’ai pas donné du nouveau contenu. Comme le temps a filé…. Tu te dis : Ouin, elle prend des longues vacances, cette Val… mais ce n’est pas tout à fait ça, ou ce n’est pas juste ça. Il y aura eu un voyage, deux voyages, l’arrêt d’un de mes deux emplois, la vente de mon entreprise avec tout ce que cela implique, la vie familiale, la vie sociale, les responsabilités et tâches quotidiennes, des rénos, des maladies et inconforts (sûrement plus en trois mois que dans les trois années précédentes…) et une nouvelle fantastique, qui te remplit de joie mais te vide d’énergie en même temps….

Et toi mon blogue, tu es un passe-temps, un loisir, un hobby, quelque chose que j’arrivais à prioriser, parce que tu me fais un grand bien. Il m’aura fallu rassembler tout mon courage et recevoir certains encouragements et signes de la vie pour me lancer, mais ça y était. Je m’étais fixé comme objectif de publier une fois semaine et j’ai bien réussi durant quelques mois. Et puis bam ! Rupture, cassure, on perd le rythme, on n’arrive pas à tout faire.

Et la culpabilité qui s’installe.

Car même si tu es un blogue, une entité non matérielle, je me suis senti coupable de ne pas te prioriser. Je me suis laissé ronger durant plusieurs semaines, sans pourtant trouver l’énergie d’écrire quoi que ce soit. Mais je pensais à toi, à l’engagement et aux objectifs que je m’étais fixés, et je culpabilisais.

Ah, comme on a la culpabilité facile !! Et ça m’a poussé dans une grande réflexion sur la culpabilité : la culpabilité par rapport à soi, à des résolutions qu’on prend envers soi-même, des engagements que l’on prend et qu’on est déçu de ne pas pouvoir respecter. La culpabilité par rapport aux autres, à notre entourage, à ceux qu’on aime, on fait des promesses qu’on ne peut finalement pas toujours tenir ou on n’arrive pas à les aimer et les accepter, dans tout ce qu’ils sont. La culpabilité par rapport à des habitudes de vie, par rapport à des comportements, des attitudes, des croyances malgré nous trop bien ancrés. La culpabilité par rapport à l’environnement, les gestes qu’on pose ou qu’on ne pose pas, le rapport avec les autres au sens large, notre impact sur notre entourage. Nos actions, nos absences de… Nos paroles et les mots qui nous manquent.

Je me sens coupable de produire plus de déchets qu’avant, d’avoir slaqué sur mes efforts à contrôler mes achats et de zéro déchet.

Je me sens coupable de ne pas faire assez d’exercice et de sport.

Je me sens coupable de ne pas relancer des amis à qui j’ai dit qu’on se voyait bientôt…

Je me sens coupable de ne pas passer plus de temps avec mes chats, ou mon lézard, presque toujours pris dans son 6 pieds carré de terrarium….

Je me sens coupable de ne pas choisir le pain à grains entiers à l’épicerie.

Je me sens coupable de certains de mes propos, de mon manque de tact, de mon manque de délicatesse… des conflits, des chicanes, des paroles blessantes prononcés délibérément….

Je me sens coupable de ne pas passer la soie dentaire, sauf deux semaines avant ma visite chez le dentiste.

Je me sens toujours coupable d’avoir volé la belle bille mauve de mon amie, quand j’avais 8 ans. Désolée Annie….

Je me sens coupable de ne pas savoir pardonner mon père, malgré tous mes efforts de rationalisation et mes prières du pardon…

La culpabilité elle vient facilement. Mais pourquoi ? Ça sert à quoi, au final ? À devenir une meilleure personne ? Je n’en suis pas convaincu. Elle prend plus souvent des airs d’autoflagellation mentale, des cassettes autodestructrices qu’on passe en boucle et qu’on arrive difficilement à arrêter.

Et il y a un aspect vraiment sournois, dans la culpabilité trop facile qui nous habite : les impasses !

Combien de fois j’ai vécu des situations sans issue, où la culpabilité allait me ronger peu importe la décision ? Soit je me sentais coupable par rapport à une autre personne, soit je me sentais coupable par rapport à moi, mes besoins et mes capacités. Combien de fois la culpabilité envers d’autres nous empêche de nous respecter, de mettre en place la vie dont on sent qu’on aurait besoin pour s’épanouir réellement ? De faire ce qu’on voudrait vraiment faire ? Combien de fois la culpabilité envers nous-mêmes et nos actions nous ralentit, prenant toute notre énergie et ne nous laissant pas la force de passer à autre chose ou de mettre en place ce qu’il faudrait pour qu’on se sente moins coupable ? On ne veut pas froisser les autres, on ne veut pas qu’ils nous jugent ou nous trouvent méchants. Alors on ne se priorise pas, et on culpabilise pour toutes ces énergies contradictoires que l’on ressent…

Une pensé pour toi, ma belle amie C.

Ah, que d’ironie ! Et comble !! Parfois, on se sent coupable même si on n’a rien fait de mal, même si on est la victime… Ou on se sent coupable de notre bonheur, parce que tous ne peuvent pas le partager et le ressentir.

Et même si on est conscient que la culpabilité nous fait stagner, n’est pas justifiée ou ne devrait pas nous appartenir, elle ne se dissipe pas magiquement pour autant.

Y a-t-il une autre façon de raisonner par rapport à la culpabilité ? Ne serait-ce pas plus porteur de se pardonner, de s’accepter ? De voir nos manquements du passé comme des opportunités d’apprendre, pour nous aider à définir qui nous voulons être vraiment. De passer par le renforcement positif ou lieu du sabotage ? De s’aimer, de s’assumer ?

Moi c’est ce que je veux pour nous tous, ce que je me souhaite aussi.

Alors, mon beau blogue, je ne te dis pas « à la semaine prochaine » mais bien, « à la prochaine ». Alors je ne me sentirai plus coupable par rapport à toi — du moins, j’essayerai fort. Car même si tu es important pour moi, je dois accepter de ne pas pouvoir te prioriser. Et je sais que les prochains mois apporteront leur lot de défis, de préoccupations et de stress…. Et que tu seras là, pour me permettre de m’exprimer, sans me mettre de pression. Je m’en impose assez moi-même…. Il est temps que je m’accepte et me pardonne….

Remettons en question notre culpabilité débordante et trop facile. Nous aide-t-elle à avancer ? Ou est-ce qu’elle ne fait que nous enliser ?

Sur ce, bonne réflexion, responsabilisation et rayonnement!

Namaste,

Val

« La vocation de l’humanité n’est pas la souffrance mais la joie, elle n’est pas la culpabilité du péché, mais la liberté de la jouissance réfléchie et partagée. »

– Robert Misrahi

Une réflexion sur “À toi mon blogue ou La culpabilité – Partie 1

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