Capsule ZD – La cuisine – Le garde-manger et le compost!

Capsule zéro déchet concrète – La dernière dans ma cuisine, cette fois je vous parle du garde-manger et de compostage !!

Un gros merci à ma camérawoman extraordinaire : Joanie

Mon garde-manger aspirant zéro-déchet, c’est un gros party de pot en verre. Je le préfère, car il est résistant, durable, étanche (donc conserve bien les aliments), réutilisable, transparent (donc on peut voir le contenu au travers !) et vient dans plusieurs formats. Le plus beau, c’est qu’on peut en trouver facilement et gratuitement, car le pot de verre est très utilisé dans l’industrie alimentaire, pour des sauces, des condiments, des jus et boissons… Gardez vos contenants, nettoyez-les (je vous donne mes trucs dans cette capsule) et réutilisez-les à l’infini ! On peut même faire un appel à notre entourage ou à des groupes Facebook pour avoir des pots vides plus rapidement. Dans les friperies, on trouvera facilement des pots Mason qui se cherchent une nouvelle maison.

Sinon, on peut utiliser d’autres contenants, sacs et réceptacles, tant qu’ils sont sécuritaires pour l’alimentation.

Avec vos pots en main, voici les meilleures options pour les remplir !

  • Le groupe d’achat NousRire — absolument génial, pour une alimentation biologique très abordable. On retrouve des cellules à Montréal, mais dans plusieurs régions aussi : Drummondville, Gatineau, Granby, Joliette, Ste-Agathe-des-Monts, Saint-Hubert, Trois-Rivières, Ville Saguenay, La Sarre, Kamouraska, Laval, Mascouche-Terrebonne, Québec, Sherbrooke, Sutton, Victoriaville… et le réseau est toujours en expansion. Le concept est particulier, mais oh combien rafraichissant. Je vous invite fortement à découvrir ce magnifique groupe et même à vous impliquer — le groupe se base beaucoup sur le travail de bénévoles. Il faut acheter de grandes quantités, souvent à coup de kilo, mais le prix est imbattable. Personnellement, n’étant que deux adultes à la maison, je trouve que ça fait de grandes quantités alors je passe peut-être 2 ou 3 commandes par année, je refais les stocks des essentiels et j’achète le « day-to-day » dans des épiceries en vrac. Tite note : Si vous êtes de nature pressé, je vous recommande de faire préemballer votre commande — ils utilisent des sacs en papier compostables. Sinon, il faut être patient lors de la cueillette, armé de vos bocaux et contenants, car le système par catégorie peut nous imposer de faire la file à plusieurs reprises, mais vous pouvez en profiter pour échanger avec vos voisins, rieurs et rieuses — tout à fait dans l’esprit du joyeux groupe festif !!
  • Les épiceries zéro déchet – pour notre grand bonheur, ceux-ci sont de plus en plus nombreux, à Montréal, mais en région aussi ! Le circuit Zéro-déchet et sa carte interactive sont des outils géniaux pour vous aider à les trouver. Mes préférer : L’épicerie Bio Vrac & Bocaux — Rosemont, Espace Organique — Longueuil, La réserve Naturelle — Rosemont, L’épicerie Loco — Villeray, Verdun et Brossard. Il n’y en a pas dans votre coin ? Pourquoi ne pas sortir votre fibre entrepreneuriale et en ouvrir un dans votre région ? 😉
  • Les services de livraison à domicile – Super génial, pour les éco conscients qui veulent éviter d’aller à l’épicerie, Simon a mis en place Vrac sur roues, un service de livraison à domicile zéro déchet/zéro émission. La motivation de Simon à livrer à vélo ou en transport en commun, beau temps, mauvais temps, même dans les durs moments de l’hiver est admirable. Il propose une belle sélection de produits et son offre croit continuellement. Présentement, il couvre une portion de la région montréalaise et de la couronne sud. On attend l’arrivée d’une seconde entreprise du genre : BocoBoco devra faire son apparition à l’été 2019. L’entreprise entrevoit desservir une portion limitée de Montréal initialement, mais nous propose de venir chercher à leur atelier. Ils aspirent déjà à couvrir tout le territoire montréalais. On leur souhaite beaucoup de succès !!
  • Le Bulk Barn — Sentiments partagés pour cette grande entreprise canadienne — je préfère de loin les petits commerces locaux — surtout puisqu’elle a été impliquée dans quelques « scandales d’emballage » (des produits en boîte ou en sac étaient utilisés pour remplir les bacs) et que la majorité des produits proposés est de la malbouffe ultra transformée — mais voilà justement tout l’intérêt me direz-vous ! C’est là que je vais m’approvisionner pour les fêtes et événements, en bonbons, chocolats, grignotines, gâteries. Il y a peu — ou pas ? – de produits bio, donc je préfère acheter farine, sucre, riz, lentilles dans les épiceries zéro déchet, mais j’avoue que le Bulk Barn m’est aussi utile pour acheter certaines épices et thés…. et quelques autres petits péchés comme montré dans la vidéo! La sélection de produits est imposante, rien à redire sur la fraicheur. Je salue l’entreprise d’avoir rendu possible le zéro-déchet rapidement dans ses succursales. On leur souhaite une poursuite des démarches cohérentes !
  • Les petits commerçants —Il est en général possible d’amener nos propres contenants, sacs ou autres lorsqu’on va chez les petits commerçants : boulangerie, pâtisserie, boucher, fromagerie, poissonnerie… oui, il faut bien planifier nos achats et prévoir les contenants, mais les commerçants sont habituellement très heureux, compréhensifs et aidants face à nos efforts zéro-déchet. Ça peut être une bonne idée d’amener des contenants supplémentaires, pour les achats plus impulsifs, mais oh combien agréables ! Ce qu’il y a de beaux aussi des petits commerçants, c’est qu’ils peuvent être à l’écoute de leurs clients et très réactifs. N’hésitez pas à demander qu’ils diminuent leur emballage ou introduisent des produits en vrac. Si la demande est là, ils agiront.
  • Les épiceries conventionnelles — Bien que plus lent à changer et parfois réfractaire, il est possible d’amener nos propres contenants dans les épiceries de grande surface, surtout dans les départements de fromages, charcuteries, boucher, pâtisserie, prêt-à-manger… J’aurai accumulé quelques anecdotes, situations cocasses, drôle de regards et certains jugements, mais cela en vaut la peine, pour moi, c’est mon devoir de citoyen ! Je suis d’avis que si on le demande poliment, gentiment et avec le sourire, la réponse sera positive la majeure partie du temps. On m’a parfois invoqué les normes du MAPAQ, mais cela n’empêchait pas la personne d’utiliser mon contenant au final. J’incite donc par le fait même le ministère à revoir ses mesures pour faciliter la transition mondiale vers le ZD ! Sinon, on priorise les aliments non emballés ou peu emballés. On retrouve de plus en plus de sections vrac — que ce soit pour les noix, les olives, les pains ou… les fruits de mer congelés ! Achetez de ces sections, pour encourager les commerces à poursuivre leurs démarches. Même chose ici que pour les petits commerçants, demandez à votre épicier de diminuer ses emballages ou d’introduire des aliments en vrac : votre intérêt contribue aux changements de mœurs et pourra inciter à l’amélioration des pratiques et de l’offre.

La consigne —Le concept de consigne gagne en force. De nombreux producteur ou transformateur proposent leurs produits dans un contentant consigné : lors de l’achat, on « paye » le contenant, qui nous est ensuite remboursé lors de son retour. On ne paye donc pas réellement le contenant, mais on a un sapré bel incitatif pour rapporter ce dernier, ayant du même coup la certitude qu’il sera réemployé. Dans les épiceries zéro déchet, mais même dans les plus grandes surfaces, on trouve des beurres de noix, des condiments, des soupes et bien sûr du lait, dans des contenants consignés !

Faire soi-même —Le faire soi-même est une excellente option ZD. Les ingrédients de bases se trouvent habituellement plus facilement en vrac et la création finale remplace souvent des choses suremballées. On peut contrôler et connaitre exactement ce qu’on y met, et en faire une quantité qui correspond à nos besoins. Ou mieux, on en fait une plus grande quantité et on partage avec nos proches ! On peut même faire des journées bouffe collective — comme pour faire une grosse quantité de sauce tomate ou de compote de pommes ! Cuisiner peut être très amusant, surtout avec des enfants, qui prennent plaisir à jouer à être grands ! Le fait maison devient aussi une option économique. Pour la conservation, on retourne aux bonnes vieilles méthodes de « cannage » ou de congélation. On peut donc profiter des belles récoltes saisonnières et diminuer le recours aux emballages. Bonne nouvelle tout le monde — vous serez heureux d’apprendre que je me suis inscrite à un atelier de fabrication de Kombucha — enfin, je pourrais peut-être assouvir ma soif insatiable de Kombucha, m’amuser à créer des saveurs uniques, et utiliser les trop nombreuses bouteilles de Kombucha du commerce accumulées !!


Pour le compost, sans aller trop dans les détails, voici des alternatives :

  • Le compost municipal — s’il est disponible dans votre secteur, ce type de compost est le plus facile et le plus permissif. On peut y mettre tous les restants de tables et certaines autres matières (essuie-tout, boîte de pizza, certains résidus verts). Il faut suivre les instructions de votre municipalité sur les procédures, inclusions et exclusions, mais le tout restera simple. La collecte se fait comme pour les ordures ménagères. Le défaut : on ne récolte pas notre compost ! Les villes ont souvent des journées de distribution, mais il faut s’en informer.
  • La compostière domestique — un peu moins permissive, on évitera d’y mettre les produits laitiers, les viandes et fruits de mer, les produits très sucrés ou très gras…. Les compostières domestiques se retrouvent dans le commerce, soit en bois, soit en plastique et il existe même des modèles de balcon. Sinon, avec du bois, quelques clous et un soupçon de skills, on peut facilement en faire une. Le processus de décomposition peut prendre entre 3 mois et 2 ans ! Plusieurs critères influencent le tout, n’hésitez pas à vous informer sur le sujet. On peut trouver des conférences dans les écoquartiers ou les bibliothèques et bien sûr, les internets sont une bonne source d’information ! La joie : récolter son riche compost et le retourner à la terre pour enrichir nos plantes, le sol, notre jardin…
  • Le vermicompostage — pour les espaces plus petits et ceux qui n’ont pas accès à une cour extérieure, le vermicompostage est une solution en bac fort intéressante. Un peu moins permissif que la compostière domestique, on évitera les agrumes et le marc de café en trop grande quantité, question de ne pas surexciter les amis vermi ! Car oui oui, le vermicompostage est fait par des vers Eisenia foetida. Ça peut être très cool, surtout avec des enfants curieux. Mais le vermicompostage est plus exigeant en termes de temps :  il faut prendre soin de nos amis vers, bien les nourrir, changer leur litière au besoin… cependant, on obtient assez rapidement un riche compost bien engraissant !! Vous êtes curieux ? Vous pouvez en découvrir un peu plus ici.

D’autres options et types de compostage sont présentés dans le livre de Béa Johnson.  

Peu importe comment vous compostez, je vous recommande d’avoir un petit bac de comptoir, pour éviter de toujours avoir à ouvrir votre réfrigérateur… si c’est là que vous placez votre petit bac. Au frais, cela évite de développer des odeurs et d’attirer les insectes. Et pour les chialeux ou réfractaires à l’arrivé de la collecte municipale, qui disent que le compost va attirer la vermine, je dirai ceci : en quoi est-ce différent de vos ordures ménagères ? C’est juste que ça va dans un autre bac. Et en plus, vous continuez à revaloriser des matières qui seraient destinées à des sites d’enfouissement. Selon des données de Recyc-Québec de 2018, nos ordures ménagères seraient composées à 57 % de matière organique… il est tant qu’on agisse, non ?

Voilà qui fait donc le tour de la cuisine zéro déchet, avec ces infos sur le garde-manger et le compost. J’espère que le tout vous a plu et qui sait peut-être même inspiré à appliquer de petits changements dans vos vies. Restez à l’affut pour les prochaines capsules — je vous montrerai entre autres ma salle de bain ZD !

Et si vous avez des questions, je reste bien sûr disponible !

Bonne démarche zéro déchet !!

2 réflexions sur “Capsule ZD – La cuisine – Le garde-manger et le compost!

  1. Bonjour Valérie, c’est Marie-Josée Ouellette de l’école secondaire Rive-Nord. J’espère que tu vas bien. Félicitations pour ton initiative de ton entreprise, c’est vraiment une bonne idée. Je me demandais si tu étais intéressée à venir à ton ancienne école venir rencontrer mes élèves et leur parler de ton projet,,, je fais un module sur la surconsommation de la viande, le zéro déchet, les sacs de plastique, etc,,, Tu pourrais parler de ton entreprise et de ta philosophie écoresponsable si tu veux ! Tu peux me répondre par facebook, je vais aller t’écrire. Merci à toi.

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